Ménopause et brouillard mental
Mon cerveau "actuel" de femme ménopausée 🤭
Je rentre dans la cuisine... et je ne sais plus pourquoi.
Je cherche mes clés qui sont dans ma main.
J'ai déjà oublié le mot que je viens juste de lire.
J'oublie le nom de personnes que je connais bien ou des mots que j'ai toujours prononcés.
C'est le fameux brouillard mental. J'en ris souvent (parfois jaune), je me suis inquiétée, en me demandant si c'était le début d'Alzheimer...
Spoiler : Non, je ne perds pas la tête. Je change juste de "carburant".
Pourquoi mon cerveau fait-il "écran noir" ?
Le coupable ? La chute des œstrogènes. Nos hormones ne servent pas qu'à la reproduction. Dans notre cerveau, les œstrogènes sont comme des "super-boosters" qui aident les neurones à consommer du glucose (leur énergie) et favorisent la transmission des messages. Quand le taux chute, le cerveau doit apprendre à fonctionner avec moins de carburant immédiat. C'est cette phase de transition, ce "reparamétrage", qui crée des courts-circuits dans la mémoire immédiate.
Message pour me rassurer : Le cerveau est plastique. Il s'adapte. Ce brouillard est souvent transitoire. Ouf !
Pourquoi ça me fait si peur ?
Parce que comme nombre d'entre nous, j'ai lié ma valeur à ma performance. À la cinquantaine, je croyais que j'avais encore 15 ans au moins devant moi pour continuer à travailler et à m'épanouir. Sentir mon "cerveau" au ralenti a parfois créé un syndrome de l'imposteur. Et si je ne redevenais plus la femme que j'adorais être ?
Solutions pour dissiper le brouillard
Il ne s'agit pas de "lutter" contre ma ménopause, mais de donner à mon cerveau ce dont il a besoin maintenant :
Le sommeil est non-négociable : C’est la nuit que le cerveau "nettoie" ses toxines. Si je dors mal (peu importe la raison, et il peut y en avoir tellement), ma mémoire courte sera la première impactée. Donc priorité n°1 : régler le sommeil.
Nourrir mes neurones : Les Oméga-3 et le magnésium sont des super alliés. Ils sont comme de l'huile dans les rouages.
L’hydratation : Un cerveau déshydraté de 2 % perd 10 % de ses capacités de concentration. Buvons, même si nous n'avons pas soif.
Externaliser la mémoire : Je note tout. Je libère de la "RAM" (mémoire vive) pour ce qui compte vraiment : ma créativité et mon expertise.
La bienveillance (et l'humour !) : Me stresser parce que j'oublie un mot libère du cortisol, qui... bloque encore plus la mémoire. En rire et se dire "Mon cerveau fait une mise à jour système", et passer à la suite.
Conclusion
La ménopause n'est pas un déclin cognitif, c'est une transition. Nous avons toujours notre expertise, notre intelligence et notre talent. Nous avons juste besoin d'un nouveau mode d'emploi.
Pour celles qui se reconnaissent dans ce portrait et ont plein d'autres symptômes "bizarres", j'ai créé des rencontres collectives en ligne pour ne plus se sentir seules face à tout ce qui semble partir de travers pendant la (péri)ménopause. Contactez-moi en MP si ça vous intéresse.
Note : Je ne suis pas médecin. Ces informations sont partagées à des fins éducatives. Pour tout changement alimentaire important pouvant impacter la santé, il est important d’en parler avec un professionnel de santé.
Et si la ménopause était une invitation à éclore ?
Ne plus subir sa ménopause commence par s’observer.
Le premier pas pour mieux vivre sa ménopause est de comprendre comment elle s'exprime chez vous, jour après jour.
Je vous offre ce “Carnet de route intime”, un outil exclusif pour :
- Identifier vos symptômes (physiques, émotionnels et mentaux).
- Suivre l'évolution de vos bouffées de chaleur, sommeil et humeur.
- Faire le point sur vos habitudes de vie pour retrouver votre équilibre.
C’est une invitation à vous découvrir. Ça ne remplace pas un avis médical, mais vous prépare à mieux dialoguer avec votre professionnel de santé.